Samedi 23 avril
Cécile est une amie de Gaëlle : elles se sont rencontrées au Canada alors que l'une et l'autre y passaient une année universitaire pour leurs études de psychologie. Cécile est en vacances pour 10 jours. Dans ses bagages, elle nous rapporte non seulement le guide de conversation en mandarin pour commencer à apprendre le chinois mais aussi les guides 'lonely planet' d'Indonésie et de Chine... Pas les plus légers (900 pages) ni les moins chers (31€ et 32€). A cela nous avons rajouté des livres de poche : CELINE ! Gaëlle et moi n'avons jamais lu cet auteur, nous allons profiter de nos loisirs pour le découvrir !
Bali fait rêver, Kuta, la ville où nous sommes, beaucoup, beaucoup moins : nous avons choisi cet endroit pour sa proximité avec l'aéroport et parce que le Suka beach Inn reste un hébergement d'un bon rapport qualité prix mais la station balnéaire de Kuta c'est surtout du bruit, de la vaine agitation, de la superficialité, un lieu à quitter rapidement ! Nous allons passer la journée à Denpasar, la capitale de Bali et visiter son musée et ses marchés ; ça commence par une négociation âpre avec des bémos pour nous y conduire ; on finit par accepter 50 000 roupies pour la voiture... Nous visitons le superbe 'Museum Negeri Propinsi Bali', construit en 1932 par les néerlandais qui ont voulu présenter dans un espace restreint les principaux monuments de l'ïle ; cette excellente initation à l'architecture locale est complétée par une fête qui amène les Balinais en nombre et en costume dans le temple contigü au musée : n'ayant pas de sarong, nous ne pourrons pas suivre la cérémonie...
Nous déjeunons au Satria, un petit warung recommandé par le guide du routard et censé être fréquenté par les locaux ; le plat est bon mais on aurait du se méfier : pas de prix sur la version anglaise du menu, nous réglons le prix fort, celui des occidentaux ! Le marché aux oiseaux est moins impressionnant que celui de Yodjakarta, on part à la découverte du Pasar Badung, le plus grand marché de la ville, voire de l'ïle de Bali. Mes bijoux en argent ont été noircis par le souffre du Mont Ijen et je cherche à les faire nettoyer : une femme s'empresse de m'accompagner chez « le » monsieur ad hoc qui les rendra si brillants qu'ils en paraissent faux. Miracle, ma montre trempée dans un liquide moussant puis séchée dans une cuvette en métal réchauffée fonctionne toujours ! Séduites par la même femme, Cécile et Gaëlle vont voir des paréos : aucun repère en matière de prix, ils s'envolent : l'annonce de départ est de 370 000 roupies par pièce ; on se fixe 150 000 roupies pour deux et nous décidons de ne pas en démordre, on est au début des vacances et on a le temps de voir ! On ne cède pas, Cécile est mal à l'aise, n'aime pas trop ces négociations ardues... On part, nous sommes rattrapées, nous cédons sur 10 000 roupies, on règle 160 000 roupies (13€) pour deux paréos... Nous rentrons satisfaites ! Dans la soirée, en discutant avec une jeune femme indonésienne nous apprenons que le prix d'un paréo oscille entre 20 et 25000 roupies ; quand la qualité est exceptionnelle, ce prix peut doubler. La qualité des nôtres frise la perfection, un argument de vente était qu'ils étaient lavables ! Nous sommes restées silencieuses, pour une fois !
Au retour, le bémo nous laisse dans la zone commerciale de Kuta et les trois nanas que nous sommes sont incapables de résister à l'appel des magasins : un joli chemisier de plus dans la garde robe de Gaëlle ! Cécile doit changer des euros : les cours affichés par les « money changers » varie entre 12 300 et 12 900 roupies pour 1€ : elle tente sa chance avec ce dernier taux qu'on soupçonne trop haut pour être honnêtre mais nous sommes toutes les trois très méfiantes donc vigilantes : calculette en main, on ne lache pas les billets et on recompte... Gaëlle soulève le lièvre : 500 000 roupies étaient transformées en 50 000 ! La supercherie découverte, nos interlocuteurs n'insistent pas et nous rendent les euros ! Si le cours est trop élevé, gare à l'entourloupe !
Il est temps pour nous de changer d'air, on s'arrête dans une agence : Cécile y change ses euros 'normalement'. Anton, notre interlocuteur, a une 'bonne' tête, on lui achète aussi pour le lendemain trois billets pour aller, ne rien faire, sur les îles Gili ! 550 000 roupies/ par personne pour les aller retour en bus et bateau, nous trouvons le tarif honnête... Plus tard, on apprend que d'autres auraient payé 150 000 roupies de moins : si on ne peut même plus se fier à la bonne tête des gens, à quoi ça sert de faire des études de psycho !!!
Dans l'immédiat, nous sommes ravies de ce prochain départ et nous allons diner au Kuta food court : foire d'empoigne pour avoir notre clientèle, cuisine plutôt quelconque, tarifs occidentaux ! On se barre demain ! Cécile et Gaëlle passent une partie de la nuit, à discuter, dans la piscine de l'hôtel ! Même pas un beau surfeur australien à se mettre sous la dent... Où sont les hommes ? Sont couchés, font dodo !
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