La première quitte son boulot, la seconde termine ses études de psychologie, plus ou pas encore d'appartement, ni voiture, ni autres charges, SDF de luxe, c'est le moment pour s'envoler ! Gaëlle, la fille, part dès janvier sur Bangkok, mi-février elle est rejointe en Birmanie par Evelyne, sa mere. Ensemble, elles traverserons le Myanmar, la Thaïlande, le Laos, l'Indonésie, la Chine, puis avec le transibérien la Mongolie et la Russie. La France, Normandie pour l'une, Paris pour l'autre devrait être retrouvée fin juillet. Au cours de ce voyage, amies et famille les rejoindrons pour partager un bout de chemin et caqueter avec Félicie, la mascotte du voyage ; 5 mois pour l'une, 6 pour l'autre, des découvertes, des rencontres : une belle aventure mère-fille and co.

Tout va bien

Sous peu, des nouvelles de la mere, de la fille et de leurs exploits sportifs ! Felicie a t elle suivi le rythme ? Suspense...

Valerie, la soeur de l une, la tante de l autre !

0602 : baiser volé à Mandalay

A 5h du matin, l'appel à la prière de la mosquée du coin me réveille en sursaut... La ville s'anime déjà... Après avoir trénaillé dans mon lit, je descends prendre mon petit déj au rez-de-chaussé.

10h sonne lorsque je rejoins Hashim et Hasina pour une nouvelle journée de vélo. Au programme visite du nord de Mandalay et escale dans leur petit village. Avant de prendre la route, je m'arrête dans un petite boutique internet pour envoyer mes derniers posts : j ai de la chance, la connection est bonne !
Puis nous nous dirigeons vers une boutique de photos où mes chauffeurs souhaitent imprimer, à partir de ma carte, celles que j'ai prises d'eux la veille. Ne possédant pas d'appareil, ils sont ravis de pouvoir se créer un album de notre ballade sur le pont d'U-Bein. Coût : 1100 kyats - soit un peu  moins d'un euros - pour 12 photos. Un petit luxe pour eux, une pacotille pour moi...   

Nous partons vers le nord, à la découverte des pagodes que je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter... J'ai parfois l'impression qu'elles se ressemblent toutes, pas de véritable beauté dans l'architecture mais beaucoup de vie autour de ces temples. Si Sempé visitait le Myanmar, il nous ferait de super dessins ! Petits moineaux venant se poser sur le bout du nez d'un immense bouddha, touristes photographiant à tout va – je m'y inclus malheureusement... - myanmars priant, enfants courant de toute part et sollicitant les étrangers pour être pris en photo et se regarder ensuite sur l écran...

A dire vrai, je ne suis pas très sensible à la beauté de ce pays : en cette saison, les feuilles des arbres sont chargées de poussière comme l'air ambiant, les déchets trainent un peu partout, les routes sont totalement défoncées, les transports en commun compliqués et la pauvreté de la population est flagrante... Pourtant, grace aux personnes que je rencontre, je découvre le charme de ce pays lointain... Accueillants, souriants, charmants, ces gens me font aimer ce voyage.

Le must de ma journée : mon après midi auprès d'Hashim et Hassina dans leur petite maison de bambou. Invitée à partager leur repas, je mets un pied dans la vie birmane. Pas d'électricité, pas d'eau courante, pas de matelas – un luxe qu'ils n'ont absolument pas les moyens de se payer. Cette maison est une pièce unique d'environ 9 mètres carrés dans laquelle ils mangent et dorment. Pour se protéger du voyeurisme de ses voisins, Hassina colmate les trous de son mur de bambou tressé en y collant tout ce qui lui passe sous la main : publicité, petite boite en carton, feuilles de journal ou de calendrier.

Ils ne possèdent que deux ''meubles'' : une première étagère sur laquelle ils entreposent leurs ustensiles de cuisine ; une seconde, qu'ils viennent de s'offrir pour ranger leurs vêtements... Les parfums et autres produits cosmétiques offerts par les clients de Hashim sont entreposés dans de vieilles boites en plastiques recyclées à même le sol. Une collection de cadeaux qu'ils sont particulièrement fiers de me présenter : échantillon de parfum, lipstic, brosses à dent, produit anti-moustique cinq-cinq, désinfectant, écran solair nivéa, quelques chemises de clients américains...

Le repas promet d'être bon, les effluves qui émanent des casseroles d'Hashina viennent titiller mon appétit. En attendant que les plats soient prêts, ils se succèdent au puits situé juste à côté de leur maison pour se doucher. Sans salle de bain, c'est autour de ces points d'eau qu'hommes et femmes font leur toilette et lavent leur linge.
Au cours du repas, nous évoquons le coût de la vie à Mandalay, leurs dépenses quotidiennes et leur perception de l'avenir. Le loyer de leur ancienne habitation étant trop cher, ils ont emménagé ici six mois auparavant, une location qui leur coûte 10000 kyats par mois.

La mère d'Hassina malade, le salaire de cette jeune enseignante – 35 000 kyats par mois – part dans les frais médicaux... Hashim, pour sa part, loue son vélo 500 kyats tous les jours en espérant rencontrer quelques clients qu'il a beaucoup de mal à trouver... Ce n'est pas avec les myanmars qu'il peut faire son argent, et les étrangers préférent les motos et taxi au trishaw...

Mariés depuis un an et demi, ils souhaiteraient avoir des enfants assez rapidement, mais la conjoncture ne s'y prête pas. L'éducation revient à cher... l'école n'est pas obligatoire et seuls les parents qui peuvent payer 1000 Kyats par jours y envoient leurs enfants...

Les heures passent et je ne m'ennuie pas. Je passe une superbe après-midi jusqu'à ce qu'Assina s'absente quelques minutes pour aller chercher auprès de sa propriétaire l'adresse à laquelle je souhaite lui envoyer quelques photos ou cartes postales... Profitant de son départ, Hashim tente sa chance, cherche à m'embrasser et se prend un rateau... Sur cet entrefait, Assina arrive et bien que nous ayons essayé de reprendre une conversation normale, elle perçoit tout de suite le malaise et commence à faire une scène de ménage à son mari... Aïe ! Prétextant l'heure tardive, je leur demande de me raccompagner à mon hotel... Durant le trajet, mon conducteur qui se fait engueuler, me demande de dire à sa femme qu'il ne m'a pas embrassée... Quelle embrouille... Ne souhaitant pas jeter de l'huile sur le feu, j'accepte... Je n ai pas dû être super convaincante... elle poursuit ses réprimandes tout en pédalant... Je ne savais plus ou me mettre !

J'observe le paysage, mais c'est beaucoup moins agréable que quelques plus heures plus tôt, lorsque nous nous promenions avec un écouteur dans les oreilles pour faire découvrir Bashung, Gainsbourg et Aretha Franklin à Hashim et à Assina à qui je laissais mon MP3 durant mes visites des pagodes...

Arrivée à l'hotel et sans trop demander mon reste, je paye et monte vite fait bien fait dans ma chambre... Un peu perturbée par l'anecdote ! :-) Quand Gilles rentre de sa journée du côté du pont d'U-Bein – où, je suis jalouse, il a pris de plus belles photos que moi avec un compact ! - je lui conte l'incident et on se paye une bonne tranche de rigolade ! Ça reste néanmoins plus drôle à raconter ! ;-)

Voilou pour ma journée, je me lève demain matin à 6h pour prendre le bus en direction de Bagan.
J'en ai pour 7 à 8h de route, heureusement, une personne de l'hotel m'attend à l'arrivée !


Evelyne et Félicie bien arrivées -stop- connections internet difficiles -stop- les messages seront rares d'ici la semaine prochaine -stop- la mère et la fille se retrouveront demain à Kalaw -stop-pour un trek avec Annie rencontrée dans l'avion -stop- retour Bangok le 28 février -stop-

Message transmis par Valérie la soeur de la mère, la tatie de la fille ;-)

0402 : Trishaw, trishaw a Mandalay

Vendredi 4 février 2010
En sillonnant les rues, je me fais accoster par une jeune femme qui me propose les services de son mari : il transporte toute personne sur son tricycle et en cette fin d'après-midi c'est le moment idéal pour grimper au sommet de la colline de Mandalay pour admirer le coucher de soleil sur la ville. J'accepte et me voici partie avec ce couple de jeunes mariés, elle sur son vélo, lui me bringuebalant à ses côtés.
Arrivée à destination je laisse mes chauffeurs m'attendre et monte les 1700 marches, pieds nus... - obligation de se déchausser à l'entrée. Il commence à se faire tard et je suis la seule à grimper... C'est interminable ! Tout d'un coup, on m'appelle... Mes copines québécoises descendent et Marie-Claude me dit : « J'étais certaine de te croiser à cette heure là, ici ! C'est ton heure, le coucher de soleil et tout et tout... ». On se fixe rendez-vous pour aller dîner et je poursuis mon ascension... La nuit tombe vite et ces escaliers certainement plein de vie en journée, sont déserts. Je ne croise que quelques marchands et enfants qui doivent vivre sur place, dans leurs échoppes... Je découvre une vue imprenable sur la ville, la fin du coucher de soleil et une pagode ultra clinquante, un  festival de décors en morceaux de miroirs brisés : kitsh à mort...
En descendant, je rencontre une coréenne qui est dans le même hôtel que moi, nous nous retrouverons plus tard. Quelques marches plus bas, j'entame une conversation avec deux jeunes moines de 18 ans qui viennent ici tous les jours pour pratiquer leur anglais auprès des touristes. Nous nous quittons lorsque je retrouve les filles au pied de la colline. Mes adorables chauffeurs m'attendent et nous allons au Green Elephant, un restaurant chic de Mandalay. Le cadre est sympa, mais les plats ne sont pas meilleurs que ceux que l'on trouve dans la rue !
Après une soirée sympa à discuter autour de nos programmes respectifs, je rejoins mon sweet home et retrouve ma coréenne : installées sur le toit de l'hôtel avec notre thé, nous parlons de nos études, boulots, voyages... Cette trentenaire travaille comme architecte et vient de passer deux semaines dans un monastère à Rangoon pour pratiquer la méditation.

Samedi 5 fevrier
Ce samedi matin, petit déjeuner : les moustiques travaillent déjà... Mon couple de chauffeurs m'attend pour une journée de ballade dans le sud de Mandalay. Au programme : pagodes, monastères et un très vieux pont en bois de 1,2 km de long... Ce moyen de transport est vraiment sympa, suffisamment lent pour prendre le temps d'observer les gens, les habitations, les commerces, la vie quoi ! Et puis, malgré nos difficultés à trouver nos mots en anglais, nous parvenons à communiquer et j'apprends beaucoup du quotidien de mes conducteurs ! De cette journée, je retiens surtout ma ballade sur le pont d'U-Bein. Situé à 13 km au sud de Mandalay, à Amarapura, ce pont en teck permet de franchir le lac Taungthaman depuis 1849. Il établit un lien entre la ville et la campagne durant les périodes de mousson. On peut s'y promener à pied ou à vélo, une superbe ballade qui permet d'observer le travail des pêcheurs, de regarder barbotter les enfants... J'ai 'mitraillé' mais ne suis pas certaine que mes photos reflètent véritablement la beauté de ce lieu ! Je n'ai pas été impressionnée par les pagodes, plutôt fâchée d'ailleurs... Le guide indiquait pour Patodawgi « Belle vue d'en haut », mais l'accès est interdit aux femmes ! Idem pour aller coller des feuilles d'or sur le célèbre bouddha de Mahamuni « Les femmes, confinées dans un espace derrière celui des hommes, ne doivent pas dépasser la rangée de pots de fleurs et encore moins aller coller des feuilles d'or sur le Bouddha. Ou alors, elles doivent demander ce ''service'' à un homme... » (G. du routard, 2010/2011, p. 248). Bande de mysogynes va ! :-)

Il est près de 19h lorsque je retrouve ma chambre. A peine arrivée, quelqu'un frappe à ma porte. C'est Gilles, un français avec qui j'ai sympathisé à Rangoon ;  nous allons diner au restau du coin. Une très bonne petite adresse conseillée par notre guide : le Lashio Lay. Petite cantine où l'on choisit nos plats exposés à l'entrée. Gouteux et pas cher ! On poursuit notre soirée sur le toit de l'hôtel, ma petite découverte de la veille. Vous saviez que dans cette partie du monde, on voit la grande ourse à l'envers ? Idem pour la lune, elle ne fait pas un croissant mais un sourire ! Bref, il est plus de trois heures du mat', je termine enfin le récit de ma journée... Me reste plus qu'à trouver demain – enfin tout à l'heure - un point internet qui fonctionne !

Bises à tous !

Evelyne en approche...

Samedi 5 février : au courrier ce matin, enfin, mon passeport de retour de l'Ambassade du Myanmar où il avait été oublié sur un bureau ! ... Heureusement Internet fonctionne et les billets d'avion électroniques permettent les réservations jusque très tard. C'est parti, j'embarque mardi matin pour être à Bangkok mercredi dans la matinée et à Rangoon dans la soirée ; ma première nuit d'hôtel sera la bienvenue, j'ai pris soin de la réserver pour ne pas avoir à dormir sur un lit de camp dans un couloir ! Félicie m'accompagne...
Les communications avec Mandalay semblent plus compliquées : pas de nouvelle de Gaëlle depuis son arrivée. Bisous. Evelyne

0302 : En route pour Mandalay

Jeudi 3 Février
Partage d'un taxi avec Paule une québécoise d'une petite quarantaine d'année qui voyage seule au Myanmar et qui va également à Mandalay par un bus de nuit : nous ne prendrons pas le même, des dizaines de cars partent de Yangon à la même heure pour la même destination, nous n'avons pas réservé au même endroit !
Il nous faut près d'une heure de taxi pour nous rendre à la gare routière, à l'arrivée il fait déjà nuit. Dans la 'salle d'attente', je rencontre un couple de français, Alexia et Benjamin. A 19h nous « décollons », place 20, je suis installée à côté d'un birman, les lumières sont éteintes mais la télévision allumée et les clips musicaux à fond ; la clim fonctionne, il fait froid. Prévenue, j'avais emporté polaire, boules quies, et un paréo pour me couvrir...
Un premier arrêt vers 22h sur une 'aire d'autoroute' ultra vivante. De retour dans le bus, je profite de places libres à l'arrière pour occuper deux sièges, plus confortables et tenter de dormir : je vais adopter toutes les positions possibles et imaginables pour me caler dans cet espace inconfortable...
Surprise : 4h du matin, nous sommes arrivés à Mandalay... avec plus de 4h d'avance ! Youpi ! Il fait nuit, froid, les birmans portent bonnet et manteau chaud... Je partage un taxi à 5000 kyats avec Alexia, Benjamin et une anglaise rencontrée lors de la première pause. J'ai réservé une chambre au E.T. Hôtel, catégorie bon marché à prix modéré, mes compagnons de voyages s'arrêtent deux rues plus tôt au Royal Guesthouse. La chambre est prête, je peux enfin me coucher ! Elle est d'un standing supérieur à celle de Rangoon : salle de bain, télévision, fenêtre et petit-dej' ! Autant de luxe, ça fait du bien !
Toujours dans ma chambre, après une bonne grasse matinée, je rédige ce post pour l'envoyer cet après-midi à ma rédactrice en chef – ma mère – pour qu'elle puisse le publier sur le blog... Je n'arrive plus à y accéder, Internet me dit que ''blogspot'' est un site interdit et dangereux... 
Bref, cet après-midi, visite-découverte d'une partie de la ville et recherche d'un accès internet !
Bises à tous !

0202 : Premiers pas à Rangoon

Salut à tous !

Et voici ma première vraie journée au Myanmar d'écoulée ! Fin de soirée avec Jean et sa compagne, Lauraa. Rencontrés à l'aéroport de Bangkok, ils n'avaient pas réservé de chambre sur Rangoon et après plusieurs essais infructueux dans quelques guesthouses, ils se sont retrouvés sur un lit de camp dans le dortoir du Mother Land II.
Ce matin, réveil à 7h30 pour rejoindre Peter au petit-déj'. Ce monsieur de 59 ans, connait plutôt bien le Myanmar pour y revenir pour la cinquième fois, il me guide durant la matinée pour effectuer mon change de dollars et trouver mon billet de bus pour Mandalay. Accompagnés de Jean et Lauraa, nous avons pris le taxi jusqu'au marché couvert de Bogyoke pour échanger nos espèces en kyats : ici le change ne se fait pas dans les banques mais au black, dans les échoppes du coin. Peter nous emmène chez son changeur habituel. Reçus dans une petite boutique d'alimentation, nous sommes installés sur des fauteuils en plastique, taille enfant, et une bouteille d'eau nous est offerte. Taux du change ce 2 février : 850 kyats pour 1 dollar, 1150 pour 1 euro. Pour en avoir discuté avec quelques étrangers sur l'hôtel, ce taux nous semble correct et nous acceptons la transaction. Imaginez : j'échange 200 dollars, je me retrouve avec 170 000 kyats en coupures de 1000... De véritables liasses qui rentrent à peine dans mon porte monnaie !
Voyager au Myanmar implique quelques précautions :
1. Emportez suffisamment de cash pour vivre sur place sur la durée du séjour, aucun retrait ou achat ne peut être effectué par carte bancaire.
2. Vous pouvez avoir des euros mais les hôtels et certains entrées de musées se payent en dollars.
3. Vos billets doivent être neufs ! Le taux de change est moins bon si le billet a été plié en deux, voire impossible si une trace d'encre ou un écrit y apparaît ! (Quand on voit la tête de leurs billets – déchirés, poisseux, scotchés, flétris - on est un peu dég' quand ils refusent les nôtres !)
4. Emportez de grosses coupures (100 dollars) pour le change, plus les coupures sont grosses, plus le taux est intéressant.
5. Le change effectué, recomptez attentivement vos sous, ne laissez jamais le vendeur vous reprendre les billets des mains, beaucoup se sont vu subtiliser quelques billets au passage !

Bref, cette étape franchie avec succès et soulagement, Peter nous conduit, et nous laisse, dans une agence de voyage pour réserver nos billets de bus. Jean, Lauraa et moi finirons par acheter nos tickets dans un autre bouiboui non loin de là pour 4000 kyats de moins. Nous espérons, sans trop y croire, que le bus sera suffisamment confortable pour rendre le trajet – près de 12 heures de transport de nuit – agréable. Il paraît que la route qui mène à Mandalay a été refaite : vu l'état des rues de Rangoon – défoncées – on est plutôt content d'apprendre la nouvelle !

On passe le reste de la matinée à déambuler dans les rues de Rangoon, on déjeune dans un petit restau indien – petite crainte d'être malade mais pas de problème pour le moment ! - et épuisés nous rentrons nous reposer à l'hotel en milieu d'après-midi.

Installées sur la terrasse, trois québécoises arrivées le jour même, préparent leur programme. Je me greffe à leur conversation, trop contente d'entendre leur accent chantant. Nous sympathisons et décidons de nous rendre ce soir à la fête du nouvel an chinois organisée 'quelque part', en ville. Vers 18h, nous partons en quête du quartier chinois. Après une heure de marche, on tombe sur une place où du monde se presse : une grande estrade est installée, des groupes de jeunes gens se préparent, c'est le concours de danse du dragon. L'ambiance est à la fête. Après le premier spectacle, les jambes engourdies d'être statiques, nous allons prendre un thé. L'une d'entre nous tente le thé birman, lait concentré sucré avec quelques feuilles de thé, elle apprécie, je reste à l'eau... Puis on assiste à la représentation du troisième groupe : les acrobaties de ces jeunes gens sont impressionnantes, en équilibre sur de hautes barres, encombrés d'un costume de dragon, on craint qu'ils ne se cassent la figure à tout moment. A 23h, on rend les armes, nous rentrons en taxi.

Une belle journée ! J'observe cette ville et ses habitants avec un étonnement constant pour leurs coutumes vestimentaires, alimentaires, etc. Le contact est facile, dès qu'ils parlent un petit peu l'anglais, ils entament la conversation. Souriants, accueillants, les rencontres depuis mon arrivée sont super agréables. La première chose qui frappe c'est la poudre jaune (1) dont se fardent les femmes et les enfants  et les jupes (2) – sorte de grand tissus - dans lequel les hommes s'enveloppent . Vous ne pouvez manquer non plus leurs magnifiques crachats rouges ! Je crois qu'ils mâchent une plante (3) toute la journée qui donne cette couleur à leur salive .

Bref, journée peinarde... Je discute avec Peter, je rédige mon blog... Je visiterai Rangoon avec maman sur le chemin du retour : elle arrive autour du 10 février. Nous devons nous retrouver du côté de Kalaw. D'ici là, je continue mon voyage en solo et quitte l'hôtel à 17h30 pour la gare routière et Mandalay.
Je trie mes photos et cherche le moyen de les publier !

Bises à tous !

Ajouts Évelyne :
- 1 -  TANAKA : poudre cosmétique, adoucissante, faite à partir de l'écorce d'un arbre local
- 2 - LONGYS : pagnes portés par les hommes, et les femmes, noués différemment selon le sexe
- 3 - KONYA : poudre de noix d'arec (palmier) mélangée à de la chaux et entourée d'une feuille de bétel (plante rampante). Vertus : léger euphorisant, coupe-faim, antiseptique ?... Peu apprécié des occidentaux... qui ne prennent pas le temps... d'y prendre goût !
- Étonnement à venir : les CHEEROTS 







0102 : Arrivée à Yangon - Rangoon

Bonjour à tous ! (Excusez l'absence d'accent et de ponctuation, j'utilise un clavier qwerty : ma mère corrigera ça très vite de son ordi avec sa connection française et illimitée !) - [c'est fait ! Signé : la mère]
Juste ce petit mot pour vous dire que je suis bien arrivée au Myanmar : atterrissage en douceur à Yangon en fin d'après-midi. Attendue à l'aéroport par le personnel de mon hotel, j'ai économisé 7 $ de taxi ! 
Directement plongée dans le bain birman en montant dans un van déglingé mais charmant. Peut être que vous ne le trouveriez pas charmant mais je suis tellement heureuse d'être là que je trouve tout génial, y compris ma chambre sans fenêtre, ni salle de bain ! Conseillé par le G. du routard, le 'Mother land inn 2' ne faillit pas à sa réputation : l'accueil y est extrêmement chaleureux et le contact avec les voyageurs super facile.
Ce soir, je viens de diner - une très bonne soupe dans le restau de l'hôtel - avec un australien de presque soixante ans qui connaissant le Myanmar pour être venu régulierement me servira de guide demain matin. 
Je n'ai plus que cinq minutes avant que ma connection ne coupe : je vous laisse !