La première quitte son boulot, la seconde termine ses études de psychologie, plus ou pas encore d'appartement, ni voiture, ni autres charges, SDF de luxe, c'est le moment pour s'envoler ! Gaëlle, la fille, part dès janvier sur Bangkok, mi-février elle est rejointe en Birmanie par Evelyne, sa mere. Ensemble, elles traverserons le Myanmar, la Thaïlande, le Laos, l'Indonésie, la Chine, puis avec le transibérien la Mongolie et la Russie. La France, Normandie pour l'une, Paris pour l'autre devrait être retrouvée fin juillet. Au cours de ce voyage, amies et famille les rejoindrons pour partager un bout de chemin et caqueter avec Félicie, la mascotte du voyage ; 5 mois pour l'une, 6 pour l'autre, des découvertes, des rencontres : une belle aventure mère-fille and co.

1505 - 1605 - 1705 : Kuala Lumpur, le retour

Lundi 16 Mai 2011
Dans cette chambre individuelle, bien trop petite pour deux personnes, il n'y a pas de fenêtre donc pas de bruit pour venir perturber notre sommeil ! La Matahari guesthouse est bien située, les draps sentent bon, le petit déjeuner est inclus, Internet est à disposition, la wifi également, les salles de bains collectives sont propres et en nombre. Néanmoins nous changeons d'hôtel et emménageons à la Palmmers Guesthouse où nous avons laissé André hier soir : le responsable de cette guest nous a accueillie tellement gentiment la veille que nous ne pouvions pas ne pas revenir !

André n'est pas emballé par notre projet d'aller en ville, on se donne rendez-vous pour le déjeuner. Nous sommes fermement décidées à obtenir, contrairement à la dernière fois, nos tickets d'entrée pour admirer la vue sur Kuala Lumpur depuis la passerelle qui relie les Pétronas. Nous prenons le métro aérien en direction des twin towers ; trop facile, on circule dans cette ville comme si on la connaissait par cœur et c'est sereinement que nous arrivons devant la billetterie... fermée le lundi ! On achète quelques cartes postales et l'on rentre à l'hôtel, Kuala Lumpur nous fatigue ! Comme nous sommes dans le quartier chinois, rien de plus facile que de trouver un restau, un délicieux plat de pâtes commandé d'après photo. J'emmène maman et André dans le magasin pour lequel j'ai craqué le mois passé et j'achète une nappe et jeté de lit d'un créateur malaisien : pas une bonne affaire du tout si l'on considère les prix pratiqués en Asie mais il me faut penser à mon futur appartement !

De retour à l'auberge, on fait la connaissance de Myriam, une jeune femme belge qui voyage pendant un an autour du monde à la recherche des spots de plongée : elle en est actuellement privée à cause d'une mauvaise otite ; ne pouvant prendre l'avion, elle part dans deux jours visiter Singapour. Nous passons l'après-midi à papoter puis bravons la pluie diluvienne qui vient de s'abattre sur Kuala pour aller diner au restaurant indien du coin. André nous quitte, il rentre cette nuit en France après avoir passé quelques mois en Asie. Il est déjà bien tard quand on se renseigne sur les heures d'ouverture de la poste, nous voulons alléger nos sacs en envoyant un paquet depuis Kuala, le responsable de l'auberge est convaincu que la poste ne vend pas de cartons et nous invite à en récupérer dès ce soir au marché du coin et c'est aussi la course pour trouver du scotch ! S'en suit un jeu de puzzle pour adapter le contenant au contenu ! Demain matin, à l'aube, nous enverrons ce paquet dont nous sommes très fières !

Mardi 17 Mai
On est réveillées avant tout le monde : lorsque nous descendons prendre notre petit déjeuner, l'hôtel semble désert. Quelques cannettes de bières et une bouteille de whisky justifient les bouchons d'oreilles que nous avons enfilés hier soir pour dormir... Deux tranches de pain, un thé et un café plus tard, on monopolise les deux seules douches/wc de l'auberge. Les bagages bouclés, on file à la poste : fermée, jour férié ! Curieux, le responsable de la guest ne le savait pas, une de ses clientes malaisienne idem, banques fermées elle est bloquée là ! Arrgggg ! On croise les doigts pour que le bureau de poste de l'aéroport soit ouvert ! Métro plus bus, on débarque avec nos sacs et notre carton : c'est aussi férié pour eux ! Grrrr... Nous sommes contraintes de défaire notre merveilleux paquet pour tout redistribuer dans nos sacs à dos en espérant ne pas y générer de sur-poids, 15 kg pas plus ! Avec Air Asia, le kilo de trop coûte cher ! On remplit les bagages de cabine de lourds bouquins, on s'en tire bien, « ça passe », on décolle à 13h50 pour Hong Kong !

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