Mardi 22 Mars
Nous terminons notre petit déjeuner et échangeons quelques mots avec un couple de retraités brésiliens quand à 7h30 débarque notre chauffeur : mauvaise pioche ! Ce n'est pas un pick-up qu'il nous amène mais un vieux minibus dont le coffre est occupé par des sièges qui ne peuvent être retirés... Argh... On peste contre l'agence qui a pourtant vu l'engin de Nathalie lorsque nous avons réservé le transport ! Le chauffeur, qui ne semble pas super motivé pour nous faciliter la tâche, tarde à rabattre les sièges : on aide à déposer le scooter électrique de 90 kilos dessus, les housses craquent mais tant pis ; on calle l'engin avec nos propres sacs et l'on range tant bien que mal le fauteuil roulant à nos côtés. L'appui tête de Nath est trop raide, à l'arrière nous n'avons pas de place pour nos jambes : le voyage va être long ! Malgré le prix payé pour ce transport privé, nous ne bénéficions d'aucun confort. Bref, on râle !
Vang Vieng n'est pas qu'une ville étape entre Vientiane et Luang Prabang : c'est 'le' lieu de villégiature de toute une jeunesse qui se donne rendez-vous ici pour boire, fumer et regarder des séries américaines à la télévision, affalés dans les coussins de bar-restaurants qui se succèdent... Après quatre heures de route, nous y arrivons donc et partons en quête d'une guesthouse et ce n'est pas ce qui manque ! Les deux ciblées sur papier ne répondent pas à nos attentes : la Erawan guesthouse est définitivement fermée, quant à la Maylin guesthouse elle n'est pas adaptée : de jolis bungalow sur pilotis au milieu d'un jardin en fleurs mais de grosses pierres impossibles à pratiquer pour le scooter. La majorité des hébergements sont sur pilotis ou l'accès est via un escalier... On finit par trouver la Popular Guesthouse qui est de plein pied une fois les quatre marches du perron passées... On trouvera des bonnes volontés pour nous aider ! Les bagages déposés, nous allons déjeuner au Nokeo recommandé par le Lonely planet comme l'un des derniers restaurants lao authentiques de la ville.
Maman et moi sommes fatiguées : le transport, la recherche de l'hôtel et la chaleur ont raison de nous, nous allons faire une sieste dont Nath, partie se ballader, nous tire vers 16 h. Un peu 'groggy', nous partons en ballade sur les bords de la Nam Song, la rivière qui traverse Vang Vieng. La ballade est superbe, de nombreux ponts de bambou traversent le cours d'eau et Nathalie s'y engage vaillamment avec son scooter. Une mongolfière se gonfle et prend son envol : nous envions toutes les trois ce luxe, la vue du ciel doit être magnifique : les paysages sont magiques, la ville est nichée dans une région karstique qui dissimule des cavernes ! On finit notre ballade sur la terrasse d'un restau : la vue est belle, l'ambiance agréable, les moustiques n'attaquent pas...
Mercredi 23 Mars
Aujourd'hui, Nathalie et moi tentons une ballade sur l'eau, chacune à sa manière, elle en bateau, moi en tubing. Maman souhaite profiter d'un peu de solitude : elle va s'occuper d'elle, des comptes et envoyer des mails !
Les environs de Vang Vieng se prêtent aux sports extrêmes ou moins extrêmes : escalade, randonnées, kayak et treck sont proposés dans toutes les agences qui pullulent sur les bords de la route. J'opte pour le tubing. Le principe : passer trois heures à se laisser porter par le courant, les fesses dans l'eau, affalée dans une bouée... Sportif non ?
Tandis que je vais louer ma bouée, Nathalie retrouve le chauffeur du bateau qu'elle a réservé. Nous avons rendez-vous une demi-heure plus tard au point de départ des Tubing. L'activité me revient à 55000 Kips (5€), on me loue une bouée jusque 18h et on m'emmène en tuk-tuk. Les véhicules se remplissent vite, un toutes les cinq minutes, je m'installe aux côtés d'anglaises et de danois, nos bouées sont chargées sur le toit et nous prenons la route. 10 minutes plus tard, déposés à 3-4 km en amont de la rivière , on nous distribue les bouées et un Lao me noue un petit lacet autour du bras, je ne sais pas pourquoi... C'est parti pour troooiiis heures de descente (1h en saison des pluies... les veinards !)...
On s'attend à un paysage paradisiaque, c'est le cas... mais particulièrement gaché par une foultitude de bars qui se succèdent le long de la rive et qui mettent la musique à bloc ; avant même de se jeter à l'eau, la majorité de mes co-passagers stoppe au premier bar : il est 14h30 et certains ne sont déjà pas dans leur état normal.: bieres et cocktails coulent à flot... Certains vont à l'eau via les tobogans, d'autres se laissent tomber dans des puits d'eau à partir d'une tirolienne. Pour ma part, je rejoins Nathalie en remuant les bras pour accélérer ma dérive. Au passage, je reçois quelques bouteilles en plastique rattachées à une corde et lancées de-ci, de-là par des rabatteurs qui, si je les avais attrapées m'auraient hissée jusqu'à eux pour que je vienne consommer dans leur bar.
Nathalie, pour qui deux bateaux se sont mobilisés, va pouvoir prendre un bain et nous nous amuserons pendant quelques minutes mais je dois repartir, j'ai trois heures de route devant moi, l'eau est basse ! Et je vais galérer ! Je rame ! Pas d'eau, souvent peu de profondeur et de courant ! Je suis plusieurs fois coincée les fesses sur les cailloux, obligée de me relever et de marcher avec ma bouée un peu plus loin en quête d'eau ! A mi-parcours, des tuktuk proposent aux aventuriers de rentrer en voiture ! C'est dire la difficulté du projet ! Mais bon je l'ai mené à bien, je n'étais pas bourrée moi !
Après avoir retrouvé Maman et Nathalie, nous allons dîner à l'Organic farm café : déception, il n'y a pas de fromage de chèvre maison comme c'est indiqué sur la façade de l'établissement !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire