La première quitte son boulot, la seconde termine ses études de psychologie, plus ou pas encore d'appartement, ni voiture, ni autres charges, SDF de luxe, c'est le moment pour s'envoler ! Gaëlle, la fille, part dès janvier sur Bangkok, mi-février elle est rejointe en Birmanie par Evelyne, sa mere. Ensemble, elles traverserons le Myanmar, la Thaïlande, le Laos, l'Indonésie, la Chine, puis avec le transibérien la Mongolie et la Russie. La France, Normandie pour l'une, Paris pour l'autre devrait être retrouvée fin juillet. Au cours de ce voyage, amies et famille les rejoindrons pour partager un bout de chemin et caqueter avec Félicie, la mascotte du voyage ; 5 mois pour l'une, 6 pour l'autre, des découvertes, des rencontres : une belle aventure mère-fille and co.

2003 - 2103 : Vientiane, une capitale au parfum provincial

Dimanche 20 mars
Nathalie a passé une très mauvaise nuit : le matelas trop dur l'empêchait de se retourner, elle n'a pu nous contacter par téléphone comme nous l'avions prévu ; il nous faut régler le problème pour les prochaines nuits.
Le petit déjeuner est servi dans le jardin ; nous y rencontrons Jacqueline, une rennaise venue au Laos dans le cadre d'une association caritative : elle vit des moments difficiles trop loin de sa fille et son petit fils or l'enfant de 7 ans vient de se voir diagnostiquer une méningite et des examens en cours doivent valider, ou non, un état cancéreux. Nous comprenons son angoisse tout en restant impuissantes...

Journée découverte de Vientiane, la capitale du Laos : la ville tourne au ralenti en ce dimanche, les administrations sont fermées et quelques commerces aussi.

Première étape le PATUXAI aperçu de nuit la veille ; pas d'ascenseur pour accéder au sommet de cet arc de triomphe, Nathalie nous attend à l'ombre de son imposante massivité. Intérêt majeur du monument : permettre un point de vue sur la ville et notamment sur la rue qui mène au centre ville, pompeusement baptisée les Champs Elysées.

Deuxième étape : le marché de jour où nous découvrons l'artisannat local, premier tour d'horizon pour les achats.

Transit vers l'office du tourisme où un employé nous arnaque en nous faisant payer l'équivalent d'1€ une carte de la ville que l'on reçoit gratuitement ultérieurement ; il ne nous donne aucune information intéressante, nous renvoyant vers les agences de voyage locales.

Passage vers le Vat SI SAKET ce temple resté dans le souvenir d'Evelyne comme l'un des plus beaux de son voyage ; fermé à l'heure du repas il nous invite à aller prendre le nôtre, ce sera dans les jardins du Kop Chaï Deu, une ancienne villa coloniale avec terrasse.

SI SAKET : des touristes néerlandais et belges facilitent son accès à Nathalie. Le Sisaket est en travaux, il était temps, des parties du toit s'écroulaient. En dépis des bâches et autres échaffaudages, ce temple reste superbe et son cloître retient toute l'attention : dans les murs, des milliers de petites niches renferment des bouddhas en argent ou en porcelaine ; à leurs pieds des bouddhas assis ou couchés, de taille et de matière diverse (bois, pierre, argent, bronze). Le sim (sanctuaire) au centre est surmonté d'un toit à cinq étages... Vraiment une merveille !

Face à lui, de l'autre côté de la rue, le HAW PHA KAEO ancien temple royal est désormais un musée national d'art sacré. Il a conservé le célèbre bouddha d'émeraude volé par les siamois qui l'installèrent à Bangkok. Le jardin paysager qui entoure le 'sim' est presque aussi impressionnant que le sanctuaire lui même.

Nathalie qui n'a pas assouvi sa soif de temples souhaite en découvrir un troisième, le VAT SI MUANG : une petite trotte à pied pour nous mais un temple populaire où la ferveur religieuse se ressent en cette fin de journée... Des moines accueillent des Lao qui leur font des offrandes, ils leur nouent des lacets autour du poignet, les bénissent... Les fidèles peuvent ensuite faire raisonner un gong... Une cigogne à l'aile brisée garde un vieux stuppa en ruine, curieux !

Nous revenons tranquillement le long du Mékong : les berges viennent d'être aménagées à grand frais, dommage, c'est un peu trop bétonné et les gargottes de restauration qui en faisaient le charme ont disparu. Des appareils de sports gratuits apparaissent, des familles s'adonnent à leur pratique.

On dîne dans un restau western du centre ville : notre voisin de table a eu un accident de tuktuk dans l'après-midi, il a quelques points de suture sous l'oeil, son joli minois restera marqué...

Lundi 21 mars
L'objectif principal de cette matinée est de trouver la voiture qui nous emmènera à Vang Vieng puis à Luang Prabang ; le seul vrai loueur local représente Europcar et nous propose un pickup avec chauffeur pour 200$, ce qui met non seulement notre budget en vrac mais aussi notre moral... Nous décidons d'aller voir une agence de voyage, celle du coin de la rue fait l'affaire : un pickup passera à l'auberge demain pour nous emmener sur Viang Vieng d'où un second nous récupèrera, le surlendemain pour nous conduire à Luang Prabang...

Nathalie souhaite faire du shopping dans la capitale, Evelyne et Gaëlle veulent quant à elles visiter le BUDDHA PARK et se faire masser au VAT SOK PA LUANG : elles se quittent et se donnent rendez-vous à 19H30... A la station de bus, elles trouvent le bus N°14 qui pour 5000 kips et une heure de tapecul les dépose au Buddha park, à 24 km de Vientiane. Curieux ce park, né de la volonté d'un individu qui, en 1958, a reproduit sur l'équivalent d'un hectare, en ciment, un mélange de sculptures bouddhistes et hindouïstes... Les dévotions au dieu tourisme réalisées, nous reprennons le même bus en sens inverse en tentant de retrouver le lieu où il leur faut descendre pour atteindre aisément le temple VAT SOKPALUANG. Peine perdue, c'est quelque deux kilomètres supplémentaires qu'elles devront marcher mais le bonheur est au bout du chemin : dans le parc du 'temple de la forêt', une cabane sur pilotis ; au rez de chaussée, une marmite remplie d'eau chaude dans laquelle infusent des herbes qui en d'autres lieux pourraient être de Provence... Dans la pièce au dessus, les victimes marinent et suent... A l'arrivée, on nous a remis un pagne et invitées à nous déshabiller avant de rentrer dans le sauna. Puis nous sommes on nous propose de nous rincer avant de nous remettre un second pagne pour passer dans l'espace massage... Un dernier jus de fruit il est 18H30 nous devons rentrer. Le tuktuk qui nous ramène connait quelques problèmes de moteur et nous restons surprises de la capactié qu'ont les Laos à réparer avec des bout de ficelles des engins qui n'ont plus d'âge mais doivent rouler encore.

Nathalie n'est pas encore rentrée, pas le temps de s'inquiéter, à 19H30 pétantes elle passe la porte du jardin : elle est ravie de sa journée et agréablement surprise par les immenses malls commerciaux qu'elle a découverts, Vientiane justifie son titre de capitale !

Quelques difficultés à nouveau pour diner à proximié de la guesthouse : nous trouvons près du temple un restaurant qui nous paraît particulièrment bien tenu, mais rien de folichon en matière de restauration. La serveuse parle français, ça facilite tout de même la commande car nos premierS échanges en anglais étaient laborieux...


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