Arrivée à l'hotel May Kha Lar lundi après-midi à 14h30, je me suis affalée sur mon lit et j'ai dormi tout le reste de l'après-midi... Le trajet Mandalay-Bagan n'est pas de tout repos : la route, qu'elle soit goudronnée ou non est pleine de nids de poule ; concrètement, pour parcourir 250 km, on met 7h30...
Dailleurs, il n'y a pas que la route qui laisse à désirer... le moyen de transport également ! Un bus bondé, des sièges inconfortables au possible – et encore, je ne suis pas à plaindre, d'autres font le voyage installés sur de petits tabourets en plastique dans l'allée centrale, pas de climatisation, ou si peu que l'on crève de chaud, un bébé qui pleure, mon voisin qui crache ses feuilles mâchées dans un petit sac en plastique, un petit garçon qui vomit...
Après cette bonne sieste, l'heure du diner approche et je pars à la recherche d'un petit restau. Je rentre dans le premier venu, une française d'une petite cinquantaine d'années semble se régaler. Je m'installe avec elle et nous passons la soirée à discuter tout en me délectant également avec quelques plats traditionnels birmans. En voyage pour quelques semaines, elle vit la moitié de l'année en Turquie avec son compagnon et rentre sur la Rochelle où elle travaille l'été comme infirmière.
L'estomac bien rempli, je retourne « chez moi » et fais la connaissance dans le hall de Didier, un voyageur régulier de 53 ans. Nous nous installons devant l'hôtel sur les balancelles et discutons tous deux de nos voyages et vies respectives jusqu'à une heure avancée de la nuit. Il fait frais, le ciel est dégagé, peu de lumière pour cacher les étoiles. J'adore ces instants !
Quand je retrouve ma chambre, Morphée me réembarque aussitôt... Le lendemain matin, je prends mon petit-dej sur la terrasse du premier étage. Je me fais alpaguer par Pauline, une malaisienne qui cherche à partager un taxi pour se rendre au Mont Popa, un temple juché en haut d'une colonne de lave, à une heure au sud-est de Bagan. Didier croisé dans le hall, se joint à nous. (Coût du transport : 10000 Kyats par pers – 10 euros).
Au cours du trajet, le chauffeur de taxi qui parle très bien l'anglais, nous fait découvrir la préparation de l'alcool de peanuts. Il n'hésite pas à s'arrêter pour que l'on puisse prendre en photos un groupe de femmes superbes transportant des bottes de foin sur leurs épaules. Nous prenons les photos et les regardons tous ensembles, l'échange avec ces femmes relativement jeunes est plus que chaleureux.
Arrivés au Mont Popa – plus exactement au Dick, car le mont Popa est un volcan sur lequel je n'ai pas cherché à randonner ! - il faut grimper les marches, peut-être moins que pour Mandalay – 700 contre 1700 - , mais suffisamment pour se faire les cuisses ! Tout au long de cette ascension, qui se fait pieds nus, on croise des singes qui s'épouillent ou mangent de petits cônes que leurs achètent les touristes... Une montée qui ne présente pas vraiment de difficulté, mais qui se fait sur un sol très sale, jonché d'excréments... La pagode qui coiffe le sommet de cette colonne, ne représente pas un grand intérêt, mais la vue sur le paysage environnant est magnifique.
Après ma crise de japonite aigüe – comprenez prise de photos en rafale... - nous reprenons tranquillement le chemin du retour. Arrivée à l'hotel en milieu d'après-midi, je retrouve avec joie Gilles qui vient juste de descendre du bus Mandalay-Bagan. Je suis d'autant plus contente qu'il me rapporte la clé USB que j'avais oubliée et cru perdre l'avant veille au café internet de Mandalay. Il a vu le message glissé sous sa porte avant que je ne quitte l'hotel à 6h du mat' et eu le temps de passer la récupérer ! Ouf, c'est quand même un outil pratique ici ! Si j'ai mon ordinateur pour rédiger les posts, je n'ai pas de wifi pour envoyer directement mes écrits... De plus, la connection au Myanmar est tellement compliquée, qu'un mail rédigé peut se retrouver effacé en moins de deux parce que le réseau est mauvais...
Motivée pour embrayer sur une visite, nous partons tous les deux en calèche – petite cariole tractée par un cheval qui doit bien morfler à passer ses journées sous le cagnard... - pour aller admirer le coucher de soleil en haut de l'un des temples du site de Bagan. Magnifique !
Tous les guides – lonely, routard, futé – le disent : « Il suffit de grimper sur l'un des 2000 temples du site au coucher du soleil pour comprendre la magie du lieu. Bagan est un rêve, Bagan est unique. Des plus de 4000 pagodes, temples, stûpa construits entre le XIe et le XIIe siècle, un nombre suffisant a survécu pour nous permettre de comprendre et de savourer ce que procure une ballade à vélo entre les briques et les stucs des monuments. Bagan offre un vrai spectacle à chaque heure du jour, un horizon aux couleurs changeantes, un choc artistique, une émotion inoubliable ».
(Guide du routard 2010-2011, p. 198)
La ballade à vélo a été au programme de ce mercredi 9 février. Nous avons opté pour un peu plus de luxe : VTT ! (3000 Kyat la journée : 3 euros 50) Toujours tape cul, mais super sympa !
A la fin, les temples finissent par se ressembler donc pas besoin d'en faire quinze... Au gré des envies nous sommes montés au sommet de certains d'entre eux ou nous nous sommes juste installés à l'ombre d'autres... Calme et sérénité ont été le lot de ce jour !
Je ne connais pas encore le programme de demain... Vive l'impro ! Bises à tous !
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