Samedi 16 Avril 2011
Quelle nuit difficile ! Et un premier conseil pour ce post : fuyez l'hotel où nous avons dormi ! Si hier soir nous avions déjà trouvé l'environnement bruyant, ce vendredi soir, l'effet redouble d'intensité ! Il fait chaud et les gens font la fête aux terrasses des bars qui déversent leur musique à tout va, de nos lits nous ressentons les vibrations des basses... Couchées relativement tôt pour tenter de grapiller quelques heures de sommeil, c'est quasi impossible et ce malgré les bouchons d'oreilles... Le Pondok Lodge est plutôt sympathique et plutôt bien situé mais n'y allez que si vous avez l'intention de faire la fête jusqu'à la fermeture des bars !
L'aspect pratique néanmoins, c'est qu'à 3h30 du matin, nous ne rencontrons aucun problème pour trouver un taxi : ils sont des dizaines pris dans un embouteillage monstre au milieu de notre rue ; on la remonte pour les prendre à contresens et grimpons dans l'un des premiers qui nous hèle. Il nous demande 20 riggits (5€), c'est plus cher qu'annoncé par l'hôtel (entre 10 et 15), mais le chauffeur argue le tarif de nuit et nous n'avons pas la force de marchander... Direction la gare centrale pour prendre la navette entre Kuala et l'aéroport ; le chauffeur roule vite, les avenues sont vides, à croire que le concentré de vie de Kuala se situe juste au pied de notre hôtel... A la gare, deux bus attendent les voyageurs, quatre rabatteurs nous sautent dessus pour nous vendre leur compagnie : notre choix, le moins cher 8 riggits contre 9 pour l'autre... Il part à 3h45, ça nous laisse de la marge pour notre avion qui ne décolle qu'à 7h. Mais 3h45, ce n'est pas 3h53, et maman compte bien le faire savoir au rabatteur qui tarde à faire partir notre car repoussant sans cesse l'attente d'un dernier client... Le petit coup de gueulante marche, le jeune homme retire le carton du pare-brise et notre chauffeur démarre.
Compter 1h pour ce trajet, certainement plus en journée car de nuit l'autoroute est dégagée. Nous arrivons à 4h55 à l'aéroport, un peu comme des zombies... On enregistre nos bagages et nous partons à la recherche d'un petit déj' que nous prenons dans un Starbucks : les prix sont exorbitants, un point commun avec ceux pratiqués dans nos gares ou aéroports français....
L'embarquement est étrange, on nous laisse marcher sur le tarmack sans réelle indication de l'appareil que l'on doit prendre ; pas de bus pour nous déposer au pied de l'avion, nous devons trouver le chemin seules et des bifurcations nous font craindre de louper notre embranchement ; nous demandons notre route à quelques hotesses postées ça et là et arrivons à bon port. Maman est près d'un hublot, cool, c'est la première fois depuis le début de notre voyage que nous allons pouvoir prendre des photos vue d'avion ! On ne reste éveillées que durant la phase de décollage et d'atterrissage, le reste du temps, Morphée nous emmène loin de ce vol où quelques turbulences se font néanmoins ressentir.
L'aéroport de Yogjarkta n'est vraiment pas grand, et les formalitées se passent rapidement : 25 dollars, nos empreintes de doigts sont prises à l'aide d'un scanner, une webcam enregistre notre visage : «Un petit sourire pour la photo » demande le douanier. Je dis que ça fait drôlement plaisir de pouvoir enfin sourire sur un document officiel ! Ce charmant monsieur rend l'entrée sur ce territoire fort agréable ! Le bureau des douanes franchi, les passagers attendent leurs bagages qui arrivent dans un petit espace restreint sur un mini tapis roulant. Deux hommes s'activent à ranger sur le côté les valises qui n'ont pas encore retrouvé leur propriétaire. Nos sacs récupérés, maman change ses riggits malais contre des ruppies indonésiens ; nous partons en quête du bus qui nous mènera dans le quartier de notre hôtel. Pas de difficulté, les gens sont charmants et tour à tour nous indiquent le chemin, le bus et la rue de notre hôtel. Le premier selectionné est complet, c'est la DEWI Homestay qui nous hébergera pour nos deux premières nuits ! Située dans une petite maison avec un petit jardin, nous découvrons une vaste chambre bleue blanche et jaune haute de plafond au milieu de laquelle trône un lit king size à baldaquin. De jolis meubles en bois occupent la pièce et un tableau décore le mur. La salle de bain est rudimentaire, nous n'aurons pas d'eau chaude. Mais ce n'est pas bien grave, avant même d'y déposer nos sacs, nous aimons ce lieu !
Le propriétaire nous apporte deux bananes vertes mais mûres, à peine la porte refermée, je m'affale sur le matelas – très confortable au demeurant – et m'endort profondément jusque 15h... Maman partie dans les comptes ne tarde pas à me rejoindre pour cette sieste.
Il est presque 16h30, j'entend les bruits d'enfants jouant dans la rue, pendant que je rédige ce petit post maman est allée faire le check-in à la réception... Elle corrigera et agrémentera plus tard cet écrit ! Pour le moment je vais la rejoindre et découvrir cette ville, un bout de l'indonésie que je rêvais depuis tant d'année de visiter !
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