La première quitte son boulot, la seconde termine ses études de psychologie, plus ou pas encore d'appartement, ni voiture, ni autres charges, SDF de luxe, c'est le moment pour s'envoler ! Gaëlle, la fille, part dès janvier sur Bangkok, mi-février elle est rejointe en Birmanie par Evelyne, sa mere. Ensemble, elles traverserons le Myanmar, la Thaïlande, le Laos, l'Indonésie, la Chine, puis avec le transibérien la Mongolie et la Russie. La France, Normandie pour l'une, Paris pour l'autre devrait être retrouvée fin juillet. Au cours de ce voyage, amies et famille les rejoindrons pour partager un bout de chemin et caqueter avec Félicie, la mascotte du voyage ; 5 mois pour l'une, 6 pour l'autre, des découvertes, des rencontres : une belle aventure mère-fille and co.

2704 - 2804 : Bobos a Ubud

Mercredi 27 avril

Sympa, le chauffeur de notre minibus nous dépose près de l'hébergement pressenti, Abangan bungalows. Le Guide du Routard le recommandait, les forums de voyageurs également, nous ne sommes pas déçues. Basse saison, on nous propose un bungalow familial (2 chambres, 2 salles de bains) pour 400 000 roupies au lieu de 600 000. Parfait, on signe pour quatre nuits... A nous, Ubud !

Si les plages du Sud, Kuta par exemple, rassemblent les surfeurs et les fêtards, la région d'Ubud accueille les artistes, les adeptes du yoga et les intellectuels cosmopolites : nous, par conséquent ! Deux mondes qui s'ignorent et ne communiquent pas... dixit le 'guide du Routard' qui ajoute : en quelque sorte une relecture naturelle et presque désolante du système des castes... Euh !!! En fait Ubud c'est beaucoup moins bruyant que Kuta et il y a plus de choses à y faire, le shopping par exemple y est beaucoup plus 'sélect' !

Forte de son expérience, Evelyne emmène Cécile et Gaëlle rue Ajuna : des petits restaurants permettent de se sustenter à des tarifs moins prohibitifs que ceux de la rue principale. En déambulant dans les rues on retrouve les mêmes sollicitations – taxi ? Transport ? Massage ? - mais sans insistance excessive et même souvent avec de l'humour « vous cherchez des maris pour vos filles, madame ? ». Dans la soirée, tout près de notre auberge, on assiste à une procession : les Balinais, en costume traditionnel se dirigent vers le temple près du pont pour une cérémonie ; nous ne portons pas de sarong, nous ne pourrons rentrer dans le temple... A vrai dire nous sommes un peu fatiguées ; une patisserie en guise de diner au Murni's Warung (trop cher !), en face du temple, et nous regagnons notre sweet home !

Jeudi 28 avril
Le petit déjeuner qui nous servi sur la terrasse du bungalow est bien agréable, de quoi nous mettre en forme pour la balade du jour : tout près de notre hôtel, démarre un petit circuit pédestre à travers les rizières. Un petit chemin serpente à travers les rizières et des bouts de forêt tropicale ; nous devons quelquefois laisser le passage à des motos mais c'est vraiment superbe. Dans les champs, les femmes récoltent et battent le riz ; des hommes mettent les grains dans des sacs et les transportent ailleurs ; quelques bouts de terrain sont dévolus à des plantations maraicheres. Quelques échoppes de peintures et de bijoux pour les rares touristes qui passent en cette basse saison. On retrouve la route plus loin, on s'arrête pour visiter des petits temples. On est de retour en ville à l'heure du déjeuner ; le hasard nous fait arriver face au Ibu Oka : pas de résistance possible à l'injonction d'Evelyne, c'est là qu'il faut déjeuner aujourd'hui ; on mangera le meilleur babi guling d'Ubud plat unique de cochon : un peu de farce de porc délicieuse et bien épicée, un petit morceau de viande maigre, de la saucisse le tout sur une feuille de bananier... Une noix de coco en guise de boisson, super ! Ok, Gaëlle apprécie moins... On décide d'aller affronter les singes de la Sacred Monkey Forest : une colonie de macaques évolue en toute liberté dans un vallon encaissé, un bois tropical traversé par des chemins dallés. Ils sont amusants à observer mais peuvent être agressifs, il faut aussi être vigilants car ils sont très lestes pour piquer ce qui dépasse des poches et des sacs Néanmoins, contrairement à ceux d'Uluwatu, ils ne semblent pas toucher aux lunettes ou aux barrettes de cheveux ! Chacun sa spécialité aussi chez les macaques pickpockets !

Nous repassons à l'hôtel avant d'assister au spectacle de Kecak ce soir : une pluie diluvienne le contraint à être joué sous le hall d'un temple et non pas à la belle étoile.

Nous transitons par la Arjuna gang pour dîner dans le premier petit restaurant à droite : il deviendra notre cantine tant la jeune serveuse nous amuse...


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