Levées aux aurores, motivées pour une ballade dans la jungle, nous découvrons nos compagnons d'aventure attablés pour le petit-déj' … Euh ! On a peut-être fait une bêtise, tongues au pied, on n'ose poser la question au guide qui chausse ses rangers ! In extremis, j'enfile un pantalon , tongue et short, ça fait peut-être trop ! On monte dans le pick-up avec cinq français et deux anglaises en mini-short mais tennis au pied... Avant de refermer le coffre sur nous, notre guide nous demande si l'on a des chaussures de marche ; j'affirme avec une certaine arrogance « je n'ai pas d'autres chaussures, je ferai ce treck en tongues, j'en ai déjà fait un et je marche très bien ainsi ! »... Il encaisse et quand maman va humblement lui préciser que nous n'avons pas d'alternative d'une part, qu'on (le guide du routard !) ne nous avait pas prévenu d'autre part, il répond de façon cinglante : « très bien, j'espère simplement que vous aurez de la chance » ! Gloups !
Après trois quart d'heure de route, les voitures stoppent et des guêtres de tissu blanc sont distribuées à chacun des passagers : elles doivent être enfilées par dessus les chaussettes et nouées sur le pantalon... Objectif : protéger des tiques et des sangsues... Mais évidemment les connes en tongues n'en bénéficieront pas ! Je n'étais déjà pas très fière de moi en montant dans le pick-up, je le suis de moins en moins en les voyant se protéger ainsi... Maman commence à baliser et se demande si l'on ne va pas rester dans la voiture, nos compagnons s'interrogent sur ces citadines... Nous remontons dans les voitures, je joue à la Mc Giver en déchirant un bout de plastique que je resserre au pied de mon pantalon... Le guide semble faire la gueule, avec sa machette, il va la jouer Indianna Jones, jusqu'au milieu de l'après-midi. Dans la plaquette descriptive de la journée il est prévu de voir des scorpions, des macaques et des gibbons, des serpents, des oiseaux dont des toucans et surtout des éléphants sauvages...
Deux heures plus tard nous circulons toujours en voiture avec des arrêts brusques quand notre Indiana voit quelque chose : nous finissons par le suspecter de justifier ces arrêts à postériori en découvrant un oiseau ou un lézard..; vers 10h30, nous pénétrons dans le vif du sujet, la jungle ! Petit sentier de randonnée, ça me soulage, s'il reste comme ça, c'est pas méchant ! Plus je m'enfonce, plus je me dis : « jusqu'ici tout va bien ! », « t'as pas le droit de te casser la figure... »... Ces discours internes ne m'empêchent pas d'admirer la luxuriante végétation. Soudain, le guide stoppe, s'accroupit et à l'aide d'un bout de liane vient titiller l'intérieur d'un trou... Quelques secondes plus tard, il en ressort un énorme scorpion bleu... Il le pose sur la poitrine de Marie-Paule qui se fige... Nous, on mitraille... de loin, avec les zooms ! Le scorpion reposé devant sa tanière (pour le groupe suivant ?), nous poursuivons cette marche tranquille... Je surveille juste un peu plus mes pieds nus ; Maman et moi sommes sous les projecteurs lorsque nous devons traverser un passage boueux sur lequel Laurie vient de se casser la figure... Comment vont-elles s'en sortir ? Brillamment ! Nous passons l'épreuve avec succès et le groupe se déride : ça va ! La mère et la fille n'ont pas l'air aussi chieuses qu'elles le paraissaient ! La 'rando/ballade' se poursuit ; nous traversons une clairière et notre guide tape dans les crottes des éléphants sauvages pour évaluer leur fraicheur... Vers 13 heures, attendus par le chauffeur de notre pick-up, nous déjeunons au sommet d'une gérite d'observation pour noter l'absence des éléphants... Les anglaises nous offrent un joli spectacle : en voulant faire pipi dans les herbes hautes, elles n'ont pas remarqué que de notre observatoire nous avons une vue directe sur elles. Crise de fou rire à l'étage mais pudiquement personne ne touche à son appareil photo !
On passe la suite du trek en voiture, tous se déchaussettent !... Pause d'une heure près d'une cascade sans grand intérêt et au moment du sunset chasse à l'éléphant ! Les crottes fraiches sont sur la route, ils ne sont pas loin... mais jamais notre Indiana ne les trouvera, il en est fort marri... Et ce d'autant qu'en fin de journée il comptabilise au moins cinq tiques sur lui : « c'est parce que j'étais le premier et j'ai donc tout pris ! » Merci, grâce à lui, nous avons eu de la chance, il ne nous est rien arrivé !
Retour de nuit, il fait frais mais nous sommes tous ravis de cette journée meme si la poursuite des éléphants finissait par nous lasser ; nous avons vu : 1 toucan, 1 lézard, 1 scorpion, 1 serpent, 1 araignée à cornes, 1 aigle, 1 oiseau bleu, quelques singes et d'autres animaux à quatre pattes de la famille des cervidés... Donc hormis les éléphants, le programme a été respecté et on a passé une bonne journée à découvrir nos compagnons de ballade : Marie-Paule et Jean-Pierre, Arnaud, Laurent et Laurie... Dans l'autre voiture, les deux anglaises et les cinq allemands vivaient leur vie, nous les croisions ponctuellement, nous nous sommes tous retrouvés au diner à préparer les départs du lendemain.
Bravo à vous deux !! pour combattre la jungle en tongs ! , maintenat plus rien ne vous arréte je vous encourage de loin , je pense à vous !!!!! énormes bisous
RépondreSupprimerYes merci aux anglaises pour ce moment de fou rire, on risque de pas oublier de si tot xD
RépondreSupprimerConclusion: la tong birmane ça dépanne...
RépondreSupprimergilles.poéte savoyard