C'est reparti pour de la route. Nous quittons Chiang Rai, avec l'envie d'y revenir pour aller rencontrer toutes ces ethnies montagnardes alentour qui méritent qu'on leur consacre du temps. Direction Chiang Mai. Le bus que nous envisagions de prendre est complet, nous nous replions sur le bus VIP : cher mais quelle classe ! Peu de sièges, de la place pour les jambes, la clim, une hôtesse pour nous servir une bouteille d'eau et un snack. Un voyage confortable donc et quand on arrive à la station de bus de Chiang Mai, nous sommes toutes fraiches. Un taxi collectif nous dépose à la Julie's guesthouse où nous avons la chance de pouvoir récupérer une chambre. La Julie's est une célèbre guesthouse de Chiang Mai, ancienne et très animée : les routards s'y retrouvent et la moyenne d'âge est très jeune...
Pour se ballader en toute liberté dans une ville plate, rien de mieux que la location d'un vélo... Nous enfourchons deux superbes bicyclettes pour aborder rapidement le « périphérique » de Chiang Mai... Quelle horrible projet ! camions, voitures, motos foncent sur ces quatre voies et, comble d'horreur, tous nos repères sont cassés car les Thaïlandais roulent à gauche ! On décide de pédaler sur les trottoirs et de traverser les rues à pied... Nous arrivons miraculeusement au Musée national de C.M., manque de chance, il est fermé : nous sommes le 6 avril, le jour des Chakri, la fête de la dynastie actuelle et pour fêter le roi, on ferme le musée ! Demain peut être ! Tout proche le Wat Chet Yod un vieux temple du XVème siècle ; superbe dans un parc verdoyant, il n'a pas été rénové et c'est tant mieux... Un vieux chedi à sept points avec autour des bas-reliefs en stuc abimés mais où l'on devine des bouddhas en position de méditation. Dans une grande salle, une cérémonie se déroule : des thais offrent des présents à une vingtaine de moines assis en ligne, face à eux... A la sortie, les fidèles offrent à manger à ces moines et s'offrent mutuellement le repas : nous sommes invitées à partager un délicieux bol de soupe... Nous poursuivons notre ballade dans un centre commercial on ne peut plus classique... On revient sur nos bécanes, un peu plus assurées, dans le carré historique et comme nous n'avons pu rendre hommage à la culture ce matin, nous allons visiter le Centre des arts et de la culture de C.M. : lieu d'autant plus agréable qu'il tombe une averse et en guise de thé à 5 heures, Evelyne va en profiter pour goûter un jus de maïs (si, si ça existe... et ça a goût de maïs !)
Nous décidons ce matin de faire nos dévotions à Mercator, le dieu du commerce... Pas de vélo pour ce faire, un seul danger à la fois ! Première étape à pied pour gagner le Narawat bridge où nous arrêtons un taxi collectif : le voisin du chauffeur nous propose ses services pour aller visiter les villages de Sankampaeng et Borsang, là où se concentre une bonne partie de la production artisanale... Moyennant 200b pour deux ou trois heures, il nous propose de nous emmener voir comment se fabrique la soie, les bijoux, les laques, les ombrelles... Nous comprendrons les étapes de la fabrication de la soie et trouverons sympathique celle des ombrelles mais nous sommes peu intéressées par ces espaces essentiellement commerciaux... Notre guide en sera pour ses frais, pas la moindre commission à se mettre sous la dent, nous n'avons rien acheté ! On se fait déposer à la gare de Chiang Mai envisageant d'y acheter notre billet de train Bangkok/Kuala Lumpur ; nous n'arrivons pas à comprendre si les voyages sont annulés ou complets : en fait des inondations ont lieu dans le sud de la Thaïlande, l'employé de la gare n'est meme pas sûr que les bus circulent... Nous sommes... un peu inquiètes : nous avons réservé un vol Kuala Lumpur / Yodjakarta pour le 17 avril ! A pied, nous rentrons à la guesthouse en transitant par le marché du jour le Warorot market : on se perd dans les petites rues et l'on rencontre les thaïs qui font leurs courses ; est-il besoin de préciser que nous préférons traverser le rayon fleurs plutôt que celui des poissons et crevettes séchées ?
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