La première quitte son boulot, la seconde termine ses études de psychologie, plus ou pas encore d'appartement, ni voiture, ni autres charges, SDF de luxe, c'est le moment pour s'envoler ! Gaëlle, la fille, part dès janvier sur Bangkok, mi-février elle est rejointe en Birmanie par Evelyne, sa mere. Ensemble, elles traverserons le Myanmar, la Thaïlande, le Laos, l'Indonésie, la Chine, puis avec le transibérien la Mongolie et la Russie. La France, Normandie pour l'une, Paris pour l'autre devrait être retrouvée fin juillet. Au cours de ce voyage, amies et famille les rejoindrons pour partager un bout de chemin et caqueter avec Félicie, la mascotte du voyage ; 5 mois pour l'une, 6 pour l'autre, des découvertes, des rencontres : une belle aventure mère-fille and co.

0903 - 1003 : SURIN, la vie de tous les jours

Mercredi 9 mars
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'Évelyne ! 58 ans, ça se fête ? On va aller dîner sur le marché nocturne pour l'occasion !
On quitte la maison de Pirom et d'Aree ce matin, Gaëlle veut essayer un hôtel où moustiques et autres insectes ne pullulerons pas dans la chambre : les fourmis et autres bébêtes dans le lit, ça va un temps mais trois nuits plus tard, les jambes hérissées réclament plus de confort ! Si cette guesthouse est mignonne, elle n'a rien d'exceptionnel. C'est un peu excentré, donc une fois qu'on a dîné, ne reste plus qu'à bouquiner, dormir ou discuter avec le seul visiteur présent hier soir. Un voyageur de chez voyageurs ; un allemand de 23 ans qui voyage avant de reprendre ses études. Parti début janvier, il se ballade un peu par accident en Asie du sud est : il envisageait la Chine et le Tibet mais des histoires de fermeture de frontière l'en ont empêché : il a dû se rabattre, avec ses vêtements d'hiver, sur l'Asie du Sud Est : excellente soirée à discuter avec lui.
Bref, nous quittons notre guesthouse pour le Surin Sangthong Hotel situé en centre ville, à quelques pas de la gare ferroviaire et du marché de nuit. Un tuk tuk nous dépose à l'hôtel où l'on s'installe... devant la télévision jusqu'à ce que notre estomac réclame de nouveau sa ration : on tente le petit restau chinois ultra propre du coin de la rue ; on y va au feeling dans le choix des plats, Évelyne réclamant la même chose que leur voisin et Gaëlle tentant subtilement de mélanger un œuf, du porc, une sauce rouge et du riz blanc... Pas mauvais, mais insuffisant : on va s'enfiler une glace dans un petit café repéré par les deux gourmandes !
Une fois repues, nous nous recherchons un accès internet, notre réceptionniste nous indique le troisième étage du centre commercial à 200 mètres de là ; on pense d'abord s'être trompées, on atterrit dans un espace qui semble « réservé » aux ados de Surin : cinéma, bowling, aires de jeux vidéo, caissons de karaoké... Mais Internet est bien là, 20 bath l'heure, le tarif le moins cher jamais trouvé ! On y passe deux heures et au moment de repartir on s'arrête devant une vitrine de la galerie du centre commercial : deux jeunes thaïs les pieds dans des bacs remplis de petits poissons qui viennent leur butiner les orteils ; les petits poissons qui mangent les pieds, ce n'est pas réservé aux lieux touristiques comme Khao San Road ! Nous tentons l'expérience, Gaëlle est prise de fou rire communicatif, c'est l'hilarité totale dans le salon : les p'tites bêtes chatouillent... Nous passons ½ heure ainsi, les pieds dans un aquarium à nous faire dévorer les peaux mortes par des piranhas inoffensifs...
Le soir, nous nous baladons dans le marché de nuit : une allée consacrée à la nourriture, une autre aux vêtements, chaussures et autres gadgets vestimentaires... Pas ou très peu d'occidentaux... On regarde, on goûte à tout ou presque, on laisse les crickets et autres vers, on se régale, on boit des jus de fruits... A 20 heures les premières échoppes remballent, à 23 heures nous sommes couchées, la télé repasse le même navet, un film d'épouvante - un monstrueux squelette-fantôme transforme en poussière tous les humains passant à sa portée - vu en matinée, on a donné !

Jeudi 10 mars
Choix tragique ce matin : va-t-on à Ubon en train ou en bus ? Pirom nous a recommandé le train plus économique et plus confortable... A la gare, on nous vend un billet pour un train qui part à 07 heures mais qui a déjà deux heures de retard annoncé ! Il est 6h30, ça nous laisse le temps d'aller prendre un café, voire un petit déjeuner.. D'accord mais le petit café du matin ce n'est pas très thaï et dans les échoppes ouvertes c'est surtout des odeurs de soupe à la viande qui nous chatouillent les narines et si tôt, nous apprécions modérément ! Le café occidentalisé repéré ouvre à 07h30, on y passe une heure tranquille avant d'aller attendre sur le quai de la gare un train qui aura finalement trois heures de retard.. On apprend à méditer sereinement et à lâcher prise ; on est sur les rails. Si si ! Bon l'ordinateur portable avec une autonomie de 6 heures ça aide un peu... Le 'spider' n'est pas loin, Gaëlle adore cette bébête-là, presque autant que sa pince à épiler ! Dans l'immédiat, notre interrogation se réduit à : « arriverons-nous à temps pour prendre le bus de 14H30 pour Paksé ? ». La réponse est oui ! Nous y sommes arrivées : un autocar VIP international part à 15h30 ; heureusement parce que le bus de ville n°2 qui pour 20 bath nous emmène de la gare ferroviaire d'Ubon à la station de bus met près d'une heure pour traverser la ville... Un peu stressant ! Bon maintenant vous changez de pays avec nous, parce que nous sommes en route pour le Laos !

1 commentaire:

  1. Bon anniversaire b...m.... Evelyne...
    gilles poète savoyard...

    RépondreSupprimer