Mardi 15 Mars
L'île de Det comme sa voisine Khône s'explorent à vélo... En fin de matinée, en dépit du soleil au zénith, nous allons découvrir les chutes de Li Phi ; les petits chemins pratiquables pour les motos le sont aussi pour le scooter de Nathalie. Nous rencontrons un couple de français croisé par Gaëlle début février à Yangoon ; ils reviennent du Cambodge avant de poursuivre vers la Chine puis l'Indonésie. Evelyne, décidément nostalgique, se souvient avoir déjeuné quatre ans plus tôt dans un restaurant dont le propriétaire était francophone : elle aimerait retrouver la « Fleur du Mékong » mais c'est un autre restaurant et un autre propriétaire qui les accueillent...
Les chutes sont belles ; Li Phi signifie « gouffre du fantôme » : l'eau tombe dans une forme de cul de sac sans courant qui retient les épaves... Et lorsque le Mékong charrie des cadavres, c'est ici qu'ils échouent... Baignade interdite voire dangereuse : on ne s'aventure pas, on se satisfait du cadre sauvage !
A l'heure où le soleil se couche, 18 heures, nous sommes de retour 'à la maison'. Dîner au restaurant Jasmin de Don Det ; un lien de parenté avec celui de Paksé ? On ne sait pas mais que le service y est lent !
Mathieu a fait installer le lit de son fils pour que le matelas de Nath. ne soit pas à même le sol : elle dispose maintenant d'un joli sommier en fer forgé !
Mercredi 16 Mars
Fin de matinée, sous le même soleil de plomb, nous reprenons nos découvertes insulaires en scooter pour l'une, en vélo pour les deux autres... Don Det et Don Khone sont reliées par un pont de pierre construit par les français. Les deux îles ont joué un rôle important au temps du protectorat : pour contourner les écueils et autres rapides infranchissables du coin, on avait construit une ligne de chemin de fer de 14 km de long et aménagé poste de douane et bureau télégraphique sur Don Khône. Il ne reste pas grand chose de ce passé colonial hormis cet insolite pont permettant de passer d'une île à l'autre. Au son pied, côté Don Khone, agréable surprise : une enseigne de restaurant « la Fleur du Mékong », le propriétaire est en déplacement à Paksé mais son épouse confirme leur présence aux chutes de Li Phi quatre ans plus tôt. On mange sur place : un groupe d'une trentaine de retraités tourangeaux y déjeune et deux d'entre portent 'facilement' Nath jusqu'à notre table, table que nous partageons avec leur guide lao et francophone : agréable moment d'échanges sur le Laos.
Nous poursuivons en direction d'un monastère aperçu le matin ; le chemin se poursuit à l'arrière du temple, nous nous y aventurons : c'est magique, des sentiers délimitant des rizières malheureusement asséchées, des buffles qui paissent, deux d'entre eux semblent albinos, des maisons sur pilotis, des villageois vaquant tranquillement à leurs occupations... Des chemins de terre parfois très pierreux, Nathalie s'y fatigue, elle doit faire des efforts importants pour se maintenir en équilibre... A l'heure du sunset, nous rentrons fatiguées mais ravies... Le temps est gris, va-t-il pleuvoir, voire tonner ? Non, mais pas de coucher de soleil non plus...
Jeudi 17 Mars
Aujourd'hui, Gaëlle décrète que ce sera une journée farniente pour elle ; sa mère la suit tant pis pour la ballade sur l'ancienne voie de chemin de fer ! Nath attend des nouvelles d'une amie rencontrée dans son groupe de Gospel : elle arrive du Cambodge et doit passer quelques jours dans le sud du Laos. Alors que l'on discute de cette recontre, qui arrive au bout du jardin ? Stella, la copine de Nath et Maurice, son mari.
Coup de chance, l'une des 5 chambres du Little Eden est libre, ils s'y installent ! On fait connaissance autour d'un thé et on va déjeuner au Jasmin en espérant que le service sera plus rapide... Peine perdue ! Si les verres arrivent en même temps que la bouteille d'eau, le reste tarde autant ! Le serveur, quant à lui, semble faire un effort surhumain pour sourire...
L'après-midi, Evelyne et Gaëlle s'occupent de leur blog tandis que Nathalie motive ses deux amis pour une ballade en bateau sur le Mékong : petit voyage un peu décevant, trop tardif dans l'après-midi, le soleil décline vite, les photos s'en ressentent.
On souhaite remercier Darren l'australien, de l'aide qu'il nous apporte si gentiment, on dîne dans son restaurant le «street view café ». Bonne pioche ! « C'était succulent, le meilleur des repas que j'ai eu depuis le début de mon voyage et pourtant j'ai quand même mangé des trucs sympa ! Je recommande plus que chaudement de vous arrêter au « street view café » et de commander un pumpkin hamburger et/ou des boulettes de viande, sauce oignon et leur purée de pomme de terre maison. L'avantage à deux, c'est qu'on fait moitié-moitié avec l'assiette de l'autre ! Hummmmmmm. Le verdict est unanime, c'est une bonne adresse » dixit Gaëlle. Sa mère est d'accord mais ne peut s'empêcher de lui faire remarquer que ces plats ne sont pas vraiment asiatiques !
On finit notre repas en testant un 'space cake' qui ne nous envoie pas en l'air (!)... Les 'space cake' sont des gateaux dans lesquels on a intégré de la marijuana tout comme les « happy » drinks proposés dans les bars de l'île, mieux vaut le savoir... Darren a pris sa moto pour aller s'approvisionner chez « K.K. » (nous nous devons de rester discrètes !...lol...). La part du biscuit au chocolat était-elle trop petite, sommes-nous tombés dedans enfants : aucun effet notable pour chacun des cinq contrevenants de la table ! Déçus, nous rentrons nous coucher « droits dans nos bottes » !
Vendredi 18 mars
On quitte Siphandone (« les 4000 îles ») ce matin. Notre barque de transfert devait lever l'ancre à 10 heures, il est 11 heures nous attendons toujours sur la plage ! Le copain/chauffeur de Mathieu ne doit pas faire de concurrence à la navette officielle qui par ailleurs n'est pas à même de prendre en charge tous nos bagages et le portage de Nathalie. Les officiels réclameraient la quasi totalité de la course pour nous laisser partir : nous assistons impuissantes aux tractations mais tout finit par s'arranger... Aloun nous attend sur l'autre rive depuis plus d'une heure... Le chargement et déchargement des fauteuils se fait avec plus d'aisance qu'à l'arrivée : les garçons ont maintenant l'habitude et Mathieu est fier d'avoir découvert sa force au cours de notre séjour ! On leur fait la bise, ils narguent les locaux qui les sifflent... Les bisous sur les joues au Laos, ça ne se fait pas mais le chauffeur du bateau semble néanmoins apprécier !
Avant de prendre la direction de Paksé, Aloun nous emmène voir les chutes de Pha Peng, le « Niagara du Mékong » soit les plus grandes chutes d'Asie du Sud Est à savoir 15 mètres de haut... Un peu présomptueux, un bruit d'enfer mais rien de spectaculaire... S'ajoute le fait que les abords ont été goudronnés pour faciliter l'accès des autocars, l'environnement va vite être bétonné comme en Amérique du Nord ! On remonte dans la voiture, Nath n'en était pas descendue.
Route un peu monotone, on arrive à Paksé vers 15 heures pour aller déjeuner dans notre cantine, le Jasmin restaurant : nous y sommes accueillies chaleureusement : deux jours plus tôt nous avions salué les propriétaires chez Mathieu. Restau à conseiller, contrairement à son homonyme sur l'ile, celui-ci est rapide et le service sympa ! Nathalie profite de la fin de l'après-midi pour aller se balader dans la ville tandis qu'Evelyne et Gaëlle se reposent et surfent sur Internet.
Bisous de Normandie, je pense à vous , bonne route !
RépondreSupprimerMerci pour le petit message, on aime bien en recevoir - sur le blog - mais 'anonyme de Normandie'... TEKITOI ? (Juste remplir dans 'selectionner le profil', Nom/URL avec un prénom ou un pseudo, Gaëlle et/ou moi nous comprendrons... normalement !)
RépondreSupprimerTendresse
Evelyne
Vivement que les connexions soient meilleures pour voir quelques photos !
RépondreSupprimerDes bises à Gaëlle et Nathalie et bonjour à Evelyne.